19/10/2018

Un peux d'histoire...

Ce blog veut reconter l'histoire des habitants du Creux -de-Genthod, proprietaires de leurs maisons mais pas du terrain, que ils louent depuis un siecle a la commune. Sauf que, a l'echeanche du droit de superficie en Mars 2019, la commune ne veut plus renouveller le bail, et profite de la possibilite' offerte par le contrar (mais normallement jamais utilisee sauf dans des cas d'utilite' publique), pour racheter les maisons contre la volonte' des proprietires, pour le prix... des briques!


Jeune couple a la recherche dune maison a acheter, en 2007 nous avons evalue entre autres offres une maisonnette au Creux en tres mauvais etat; venus a connaissance du droit de superficie, nous avons eu un longue entretien avec la maire de lepoque, du meme parti (PLR) du maire actuel, qui nous rassure, en disant que "en Suisse les DDS se renouvellent toujours, ici la propriete privee, surtout immobiliere, est sacree". Reconfortes par ces promesses (helas, seul verbales), e du status de site protege (donc, pas construisible), nous avons mis dans cette maison touts nos epargnes, un lourd credit immobilier, etencore plus dargent et tout notre temps libre pendant des restructurations radicales durees un an. Finalement la "bicoque", comme etait surnomme, e
tait une maison moderne, ecologique et fonctionnelle. Notre fille y est nee, et encore frequente lecole du village. Le ciel nous est tombe sur la tete il y a un an e demi, quand, sapprochant lecheance du DDS, lexecutif nous communique la volonte de ne pas le renouveller, donc la volonte de nous obliger a vendre la maison, et lobligation de la liberer en Mars 2019. Notre vie a ete bouleverse depuis, avec celle de touts nos voisins. La "proposition indecente" de devenir locataires, comme dans le titre de votre article, dernierement sortie par la commune pour nous dorer la pillule de la perte des maisons, nest pas praticable par plusieurs dentre nous, sauf peut-etre dans le court terme; dailleurs, a quelque mois de lecheance, nous ne connaissons pas ni le prix ni la duree dun eventuel bail. La somme offerte par la commune (un des plus riches du canton) pour le rachat de la commune est moins que la moitie de largent que nous y avons investi, si on considere le prix dachat et les trava
ux; et puis, comment faire confiance a une commune qui na pas tenu les promesses faites il y a dix ans? Dans le dernier annee les autoritees communnales, sauf quelque exception, ont traite les proprietaires du Creux avec mepris, comme des nuisances, comme des profitateurs; ils nous ont appelle enfants gate, et encore dans votre article la faute du climat tendu est a nous, que navons pas encore "fait le deuil" de la perte de nos maisons. Evidemment, cest tres difficile de faire de deuil dune perte que netait pas inevitable, mais est le resultat dune choix politique tres precise. Les authoritees justifient limposition du rachat de nos maisons (donc le refus de toutes notres propositions: de nous vendre le terrain, augmenter le loyer, faire un droit dhabitation, etc.) par la "maitrise du sol"; dans votre article ils mentionnent aussi un projet de requalification (dont personne a jamais entendu parler), et la necessite de nous obliger a vendre les maisons par peur de possible recour
s contre ce projet. Nayez pas peur, personne ne fera jamais du recours. Nous voulons simplement continuer a vivre notre vie, garder nos maisons et continuer a payer a la commune une location du terrain correcte. Et non, on est pas de privilegies. Le Creux est un endroit unique auquel on est tres attaches, mais cest pas toujours lete; y vivre tout lannee nest pas toujours simple, entre les camions du restaurant qui nous reveillent a 6h du matin, lisolation et lhumidite dhiver et les voitures qui se garent devant notre porte lete. Le privilege, il faut le chercher ailleurs. Surtout maintenant, que la maison de nos reves est devenue notre cauchemar.

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